Des villes au vivant

Exposition « Des villes au vivant / Fragments de luttes »
Collectif Ephémère – Le Lac – Bruxelles (Belgique)

20 – 24 Janvier 2022

Cette exposition aborde certains phénomènes d’oppression policière et questionnons les multiples espaces de son déploiement, en portant une attention particulière à ces territoires et à celleux qui y vivent. Des mémoires de luttes, de nos rues jusqu’aux forêts, nous explorons l’espace d’exposition comme un lieu de liberté, de témoignage et de partage.

Lors d’un séjour à Lisbonne, l’artiste enregistre le récit d’un couple de Brésiliens rencontré au hasard d’un porte-à-porte. À partir de cette matière, elle réalise un film sur leur histoire sans la comprendre puisqu’elle ne parle pas leur langue. La découverte de ces personnages est d’abord visuelle et sonore. Leurs comportements et manières de s’exprimer, l’intérieur de leur appartement et sa décoration sont autant d’indices sur leurs personnalités. Imitant le processus de la photographie argentique, ils se révèlent réellement dans un second temps, au moment du sous-titrage. Un portrait monté à l’aveugle qui s’avère finalement visible. Avec Ficar à toa, l’artiste s’aperçoit qu’il est possible de réaliser des portraits malgré les différences linguistiques. Cela ouvre ainsi un nouvel axe de recherche sur l’universalité du portrait que ce soit au travers du dispositif de captation choisi, de son montage ou de sa présentation.